Vendredi 10 Mai 2013

- Vendredi 10 mai 2013, 0h10 -

Petite pose des bourses sur leurs points hauts en ce jeudi de l’Ascension. On notera tout de même, en Europe, que le Dax a établi pour quelques points un nouveau record de même que les deux flèches européennes de ce début d’année, à savoir le marché britannique dont le Footsie progresse de près de 12% en 2013 et la bourse suisse dont l’indice SMI culmine ce soir à près de +19% depuis le premier janvier. De son côté, le Cac a remis à plus tard son franchissement des 4000pts en raison notamment de versements de dividendes. ArcelorMittal (+3,09%) a signé la plus forte hausse du CAC à la veille de la publication de ses résultats trimestriels profitant de commentaires de son PDG Lakshmi Mittal, qui s'attend à un redressement de l'activité dans le courant de l'année et entend poursuivre sa politique de désendettement. On verra. Selon le consensus des analystes, le groupe de sidérurgie devrait faire part d’un excédent brut d’exploitation de 1,32 milliard d’euros, en baisse de 34 %.

Wall Street clôture donc légèrement dans le rouge ce soir mais les indices newyorkais préservent leurs records fraichement acquis, les 1600pts du S&P500, les 15000pts du Dow Jones et les 3400pts du Nasdaq. Il faut dire que les places boursières n’ont pas chômé cette semaine… La « grande déconnection », comme on se plait à dire désormais à Wall Street, s’est poursuivie. Le nouvel assouplissement monétaire général est à l’oeuvre. Ce matin, c’était au tour de la banque de Corée d’abaisser son principal taux directeur, d'un quart de point à 2,50%, réagissant au recul de ses exportations qui souffrent de la crise économique en Europe et de la faiblesse du yen qui rend les produits japonais plus compétitifs. D’ailleurs ce matin, le président de Sony était clair lors de sa présentation des résultats, en remerciant la politique d’affaiblissement de la devise nipponne grâce à laquelle, et si l’on y ajoute quelques cessions d'actifs, le géant japonais de l'électronique est redevenu bénéficiaire au terme de l'exercice 2012/2013 achevé le 31 mars après quatre années dans le rouge. Alors que le sommet du G8 s’ouvre à Londres, la condescendance initiale face à l’action brusque, unilatérale et déterminée du Japon… n’est plus de mise.

Peut-on, dès lors, s’attendre un peu partout à une surenchère de liquidités ? C’est probable. La question étant, comme avec nos vieux starters automobiles : soit ça démarre, soit le moteur est noyé (le pire étant d’y aller petit bras et longtemps… là on est sur de… noyer) (…) Lire la suite

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- Mercredi 8 mai 2013, 9h30 -

Alors que, les récents indicateurs signalent que l’Espagne ou le Portugal se muent progressivement en fourmi, la France, elle, poursuit allégrement sa vie de cigale… Paris est vide et risque de l’être encore, de viaducs en viaducs, tout au long du mois. Il faut bien … (dans ce pays connu pour sa productivité…. les jours et les heures où il travaille, naturellement…) prendre des forces avant les grandes vacances…

Pour autant, ce matin, comme demain, ce sont de vrais jours fériés mais les bourses, dont la place de Paris, sont ouvertes. Hier, le Dow Jones a clôturé, pour la première fois, au-dessus de la barre symbolique des 15000 points, tandis que le S&P 500 a signé de son côté son quatrième record d'affilée à 1625,96 points. Les investisseurs new-yorkais ont repris un peu plus de béta vers les valeurs liées aux matières premières, à l'énergie et vers certaines autres cycliques. Dans leur sillage les marchés européens avaient continué leur progression, le Dax30 devenant le premier des grands indices du Vieux Continent à dépasser son plus haut de 2007. L'indice actions mondial MSCI a quant à lui dépassé son plus haut de juin 2008. Enfin le marché japonais poursuit son énorme recovery (+38% depuis le début de l’année et 62% en 6 mois).

A cet égard, on n’a pas encore assez de recul, mais il semble bien que la politique ultra volontariste du Japon ait changé la donne… sur les marchés internationaux. Une sorte de contagion, d’effet domino, pour conjurer l’hydre déflationniste. Hier, la banque centrale australienne a décidé de réduire son taux d'intérêt directeur de 25 points de base à 2,75%, un niveau jamais atteint, afin d'encourager la croissance. De fait, ces temps-ci du moins, les investisseurs internationaux ne jouent plus et se ruent sur les rendements. Pour l’instant, la normalisation du marché des obligations souveraines de la zone euro se poursuit. Le Portugal a réussi son retour sur les marchés avec un premier emprunt à 10 ans depuis sa demande d'aide internationale, en 2011. Il a levé 3 milliards d'euros au taux de 5,669% après avoir rencontré une demande de plus de 10 milliards d'euros.

Alors que Morgan Stanley a ‘upgradé’ tout le secteur bancaire en Europe, le titre Société Générale refranchit la barre des 30 euros. De son côté, Goldman Sachs, après nous avoir proposé en début de semaine ces 40 titres à acheter parce qu’ils étaient sous-évalués, nous propose aujourd’hui 11 titres qu’il faut vendre parce qu’ils sont…surévalués. “These Are the 11 Most Overpriced Stocks in The Market”

Read more : http://www.businessinsider.com/goldman-sachs-most-overrated-stocks-2013-5?op=1#ixzz2Sgld19qi

Des marchés, peut-être, un peu ‘topish’, un peu complaisants ? Les Bonzaïs peuvent-ils monter jusqu’au ciel ?

On notera aussi ce matin que le Brésilien Roberto Azevêdo, dont le pays est un des plus protectionnistes de la planète, succède donc à la direction de l’OMC à Pascal Lamy (sorti complétement des radars, depuis des années, perdu quelque part dans le ’triangle des Bermudes’ du Cycle de Doha…) (…) Lire la suite

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- Mardi 7 mai 2013, 9h15 -

Hier pour débuter la semaine les indices européens ont encaissé sans broncher les résultats définitifs des enquêtes PMI réalisées auprès des directeurs d'achats dans les services qui confirment que la zone euro reste en  récession et qu'un redressement est peu probable dans le courant du 3ème trimestre.

De son côté, Wall Street a temporisé … dans le vert. Le S&P500 a enregistré un énième record pour 3 points soutenu par les valeurs bancaires et l’amorce d’une légère rotation des valeurs défensives vers des valeurs considérées un peu plus cycliques.

Ce matin, après être restée fermée vendredi et lundi, la Bourse de Tokyo clôture en forte progression. L’indice Nikkei (+3,55%) évolue au-dessus des 14.000 points, un record depuis juin 2008. Les investisseurs japonais attendent avec gourmandise les résultats de Toyota et de Nissan. « Abenomics »…

En Europe, les investisseurs doivent digérer une nouvelle salve de publications de résultats d'entreprises. Le secteur financier est plutôt à la fête ce mardi matin, avec les publications de la Société Générale (+4,4% peu après l’ouverture), du Crédit Agricole (+1,3% peu après l’ouverture), de Natixis hier soir (+1,7% peu après l’ouverture), d’Axa (+1,4% peu après l’ouverture) et ailleurs en Europe de HSBC et Commerzbank (+3.85% peu après l’ouverture). Voir plus loin dans la Lettre.

A l’inverse, Alstom chute de 9% après son avertissement sur les résultats pour son exercice 2013-2014, revoyantà la baisse ses prévisions de marge. Son actionnaire Bouygues en souffre aussi (-2,4% peu après l’ouverture)Le Cac, tout comme l’Eurostoxx50 ou le Dax ou les autres indices entament la journée à l’équilibre.

La banque Goldman Sachs nous propose 40 titres qu’elle considère sous-évalués en ce moment. Le moins sous-évalué de sa liste aurait un potentiel de hausse de 23 % et à l’opposé du classement le potentiel de hausse serait de 57%. Ainsi, la (…) Lire la suite

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- Dimanche 5 mai 2013, 21h30 -

Face à la morosité des indicateurs macroéconomiques, les banques centrales ont fait le boulot la semaine dernière… La BoJ confirmant sa totale détermination, la Fed ensuite précisant qu’elle pourrait tout aussi bien, à court terme, augmenter que de réduire son programme suivant la tournure des événements, et la BCE pour finir, timidement bien sûr, mais donnant l’impression tout de même de vouloir s’engager vers un véritable aggiornamento.

Ainsi, le volontarisme des banques centrales, l’abondance  de liquidités, l’absence programmée et progressive d’alternatives dans la recherche de rendement intime aux investisseurs de se tourner vers les actifs risqués. Comme le soulignait vendredi Ad van Tiggelen, stratégiste senior d’ING Investment Management), « C’est l’absence d’alternatives qui devrait plus que toute autre chose soutenir les cours des actions. La quête désespérée de rendement incite les investisseurs à considérer les actions défensives offrant un rendement du dividende attrayant comme la seule alternative de placement. Compte tenu des caractéristiques rares que ces actions affichent, nous pensons qu’il est peu probable qu’elles subissent une correction significative au cours de l’été. Ceci laisse les valeurs cycliques et financières comme candidats potentiels à une correction. Néanmoins, contrairement aux années précédentes, de nombreuses valeurs cycliques n’ont pas participé au rebond et les valeurs liées aux matières premières semblent actuellement particulièrement bon marché, de sorte que des ventes massives sont peu probables. En ce qui concerne les financières, elles ne devraient vraisemblablement concéder beaucoup de terrain qu’en cas d’intensification de la crise de l’euro, ce qui ne semble pas très probable à court terme. Bref, nous pensons que les marchés d’actions pourraient afficher une résistance honorable au cours de l’été, même en l’absence de surprises économiques positives ou de vastes mesures de stimulation des banques centrales.»

Les investisseurs semblaient donc, vendredi, peu stressés à court terme par la divergence qui s'accentue entre l'économie réelle et la sphère financière… et comme, " cerise sur le gâteau "…, le rapport mensuel sur l'emploi américain ressortant bien meilleur que prévu, avec un taux de chômage tombé en avril à un plus bas de quatre ans, les opérateurs de Wall Street pouvaient en même temps envisager que les fondamentaux économiques s'amélioreront au fil des mois. Le beurre et l’argent du beurre en somme…

Dans ce contexte, l'indice S&P500 clôture la semaine au-dessus de l’importante résistance des 1600 points. De son côté le Dow Jones a franchi vendredi en séance le seuil des 15000 pts pour la première fois depuis sa création et le Nasdaq (+3% sur la semaine) termine proche des 3380 pts. La forme insolente de Wall Street a propulsé les indices européens dans leurs zones de résistances. Le Cac40 clôture au-dessus des 3900 points au plus haut depuis juillet 2011, le Dax a retrouvé les 8100 pts et l’EuroStoxx50 termine alentour des 2800 pts.

Nous envisagions en fin de semaine une potentielle respiration …  A l’inverse, quels seraient, désormais, les catalyseurs d’une poursuite de la hausse la semaine prochaine ? - Si tant est qu’il y en ait encore besoin… puisque Warren Buffet y va de sa déclaration ce soir sur la chaine ABC se félicitant des politiques monétaire et budgétaire mises en oeuvre et considérant que les actions ne lui paraissent pas surévalués et " certainement plus attrayantes que les investissements à rendement fixe"-.  De fait, à Wall Street, la semaine sera calme tant au niveau d’indicateurs macroéconomiques que de résultats d’entreprises. Bref, c’est plutôt vers le reste du monde qu’il faudra se tourner. Si le recul de l’ISM non-manufacturier américain est passé quasiment inaperçu vendredi, on suivra, tout de même avec attention, ceux du reste du monde, en commençant par ceux de la Chine cette nuit. Et puis, la (…) Lire la suite

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- Vendredi 3 mai 2013, 7h40 -

Pas de surprise… La Reserve Fédérale avait repoussé les craintes d’un resserrement monétaire trop précoce. Hier, la Banque centrale européenne a fait le minimum tout en restant dans le conventionnel et gardant des munitions…pour plus tard « quand la nécessité s’en fera sentir »… (quand s’en fera-elle sentir ?)

Déception ? Pas complétement, la BCE a plutôt été entendue par les investisseurs : le marché des dettes souveraines a connu une détente générale et l’euro a un peu reculé surtout lorsque M. Draghi a déclaré, dans la conférence de presse, qu'il gardait un "esprit ouvert" vis-à-vis d'un taux des dépôts au jour le jour négatif.

Ce matin, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, déclare dans une interview à Reuters que « la décision de la Banque centrale européenne d'abaisser son taux de refinancement est positive mais ne résoudra pas tous les problèmes de la zone euro… ».

On aurait pu penser, tout de même, que dans ce contexte les marchés actions puissent s’offrir une respiration. Finalement ce n’était pas encore le moment, les indices européens clôturent globalement à l’équilibre soutenus aussi par un marché américain toujours aussi ferme. Le S&P500 (+1%) flirte avec les 1600pts et le Nasdaq retrouve les 3340pts (+1,26%), nouveau sommet depuis novembre 2000. Aux Etats-Unis, on suivra, bien sûr, la première publication des chiffres de l’emploi américain au mois d’avril (le consensus table sur 145.000 créations d’emploi au mois d’avril, après 88.000 le mois précédent, et sur un taux de chômage stable à 7,6%) et l’indice ISM non manufacturier du mois d’avril (attendu à 54 points après 54,4, toujours au-dessus du seuil des 50 points délimitant contraction et croissance).

On suivra aujourd’hui encore de nombreuses publications de sociétés européennes.

Ainsi, ce matin, BNP Paribas annonce un bénéfice net en baisse au titre du premier trimestre, pénalisée par une base de comparaison défavorable (elle avait bénéficié au T1 2012 de la cession de sa participation dans la foncière Klépierre) et par une chute de 20% de ses revenus dans ses activités de banque de financement et d'investissement. Sur les trois premiers mois de 2013, le résultat net de la banque française recule de 44,8% à 1,584 milliard d'euros tandis que le produit net bancaire marque une augmentation de 1,7% à 10,05 milliards. Les six analystes du consensus Thomson Reuters anticipaient en moyenne un bénéfice net de 1,53 milliard d'euros et un PNB de 9,99 milliards.

De son côté Veolia publie des résultats en baisse au premier trimestre, encore une fois pénalisés par le recul des volumes de déchets traités en Europe et des marges dans l'eau en France, et relève son objectif d'économies à horizon 2015 annonçant la mise en place d'une nouvelle organisation par zones géographiques, et non plus par métiers.

Air France-KLM annonce une réduction de sa perte d'exploitation et de sa dette nette au premier trimestre à la faveur d'économies de coûts, mais ne donne aucune prévision de résultats pour cette année, en l'absence de véritable visibilité pour le secteur du transport aérien.

Enfin, Vallourec, le groupe parapétrolier fabricant de tubes sans soudure en acier et CGG, le spécialiste français des services et équipements géophysiques pour l'industrie pétrolière, publient des résultats supérieurs aux attentes pour le premier trimestre et  (…) Lire la suite….

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- Lundi 29 avril 2013, 23h40 -

Les gouvernements d’union nationale, qui ne sont pas gage automatique d’efficacité, sont à la mode, en ces temps d’incertitude populaire surtout quand ils viennent après deux mois d'impasse et d'intenses tractations. Les marchés ont donc salué, ce lundi avec soulagement, la présentation du gouvernement de coalition italien par le nouveau président du conseil Enrico Letta. Jusqu’à Wall Street ce soir, où le S&P500 enregistre un nouveau record (+0,72% à 1593,61) en direction des 1600pts, assez serein aussi sur les décisions à venir des banques centrales. De fait, le discours de politique générale prononcé aujourd’hui à Rome donnant priorité à la croissance sur l'austérité, est reçu, à court terme, par les investisseurs comme un signe supplémentaire d’une action significative de la BCE dans trois jours. Le retour du taux d’emprunt italien à dix ans sous le seuil des 4% et la réussite de l’adjudication du jour du Trésor européen ont, bien sûr, profité aux valeurs financières. A Milan, l’indice FTSE Mib gagne 2,2%. Pas en reste, le Cac 40 termine la séance en hausse de +1,54% à 3868,7 points revenant tutoyer son plus annuel.

Par contre, le consensus, désormais,  d’une baisse imminente du taux directeur de la Banque centrale européenne, n’affaiblit pas par anticipation le cours de l’euro qui clôture au-dessus des 1,31$. Certains cambistes considèrent que l'annonce de nouvelles mesures, de soutien de la BCE à l'économie, pourraient avoir un effet positif sur l'euro en stimulant les achats d'actifs dans la région…

Voilà pour ce lundi… Mais la (…) Lire la suite

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- Lundi 29 avril 2013, 7h30 -

"Bien qu’il soit en vogue dans les milieux financiers, l’adage «Sell in  May and go away. Stay away till  St. Leger’s Day» (vendez en mai  et ne réinvestissez pas avant la St Léger du 10 septembre) ne doit pas être suivi à la lettre. Dans un futur proche, il s’agira de profiter de toute phase de correction du marché pour prendre des positions", écrivait la semaine dernière Gérard Haeberli, responsable du Private Banking de la Banque Cantonale Vaudoise. En tous les cas, pour que le mois de mai commence sur de bonnes bases, les banques centrales seront attendues au tournant par les investisseurs cette semaine. A la BCE on demandera de s’activer  dans son processus de soutien et à la Reserve fédérale de prendre son temps, ne pas anticiper son processus de ralentissement de ses achats. On suivra aussi au Japon, au Royaume-Uni et en Suisse, la volonté de poursuite et d’accélération de leurs politiques monétaires.

Les marchés ont donc acheté l’idée d’une évolution marquée du cap de la Banque centrale européenne, annoncée à l’issue de la réunion du Conseil des gouverneurs à Bratislava. "La faiblesse économique vient aujourd'hui aussi des pays qui ne souffrent pas d'un défaut de la transmission de la politique monétaire", souligne les analystes de la Deutsche Bank. Une baisse de 0,25 point de pourcentage de son taux directeur étant d’ores et déjà ‘pricé’, finalement seule une baisse de 50 points de base aurait un impact psychologique fort. Mais on attend aussi de Mario Draghi, une certaine inventivité en matière de transmission monétaire dans l’économie « réelle » et particulièrement dans l’accès au crédit aux PME en s’inspirant, peut-être, des dernières mesures annoncées par la Banque d’Angleterre.

De fait, la BCE apparait toujours en réaction, n’agissant qu’acculée et à contre cœur.  Ce que résume, dans sa lettre mensuelle, Antoine de Salins, directeur des Gestions de Groupama Asset Management : "Plus fort et plus vite… Comparaison n’est pas raison et ce que vient de décider la Banque du Japon n’est pas reproductible au sein de la zone euro. Le succès n’est pas garanti. Il n’en reste pas moins qu’en creux cela illustre, après l’exemple américain, qu’une gestion de crise pour être efficace doit obéir à deux conditions : être coordonnée dans ses différents outils (monétaire, budgétaire et réformes structurelles) et ne pas lésiner sur les moyens pour à la fois obtenir des résultats rapides et modifier les anticipations des agents économiques. Le prix de l’absence de coordination et de la stratégie des petits pas augmente mois après mois pour l’économie réelle de la zone euro. Attendre le salut d’un rebond de la croissance mondiale ne suffira pas".

Alors que la première estimation du PIB américain est ressortie, à 2,5%, en-dessous des prévisions, les investisseurs suivront particulièrement, mercredi à la publication de l'indice ISM d'activité dans l'industrie en avril américains  et vendredi le rapport mensuel sur l'emploi et le chômage

Du côté de la saison des résultats trimestriels, la tendance se confirme à des bénéfices majoritairement supérieurs aux dernières attentes mais aussi à une décélération des chiffres d’affaires et à une grande prudence surs les prévisions

Outre-Atlantique, la saison se poursuivra donc avec (…) Lire la suite

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- Jeudi 25 avril 2013, 7h30 -

Hier New York a conclu sur une note indécise, partagé entre des résultats d'entreprise contrastés. A l’image de ceux de Boeing (+3,8%), Yum Brand (+7%)face à ceux de Procter & Gamble (-6,6%) et d'AT&T (-5%) ou de Juniper (-9,6%). L’action Apple, comme on l’imaginait mardi soir, est resté scotché sur ses 400 dollars (-0,16%) et n’a pas eu l’influence attendue sur les indices. Les trimestriels publiés après la clôture ont déçu les opérateurs: Qualcomm chutait de -5,6% en 'after hour' après +1% en séance et Zynga plongeait de -10% (après +5% en séance): les deux entreprises ont revu à la baisse leurs prévisions pour 2013. Le S&P500 reste ferme sur 1579pts (en hausse de 11% depuis le début de l'année) en attendant la suite des trimestriels et surtout la publication de la première estimation du PIB du premier trimestre, attendu en forte hausse, vendredi. Ce jeudi après-midi, on suivra, avant l’ouverture à Wall Street, les résultats trimestriels de 3M, Colgate Palmolive, UPS, Exxon Mobil et Dow Chemical, puis, après la clôture ceux de Starbucks et d’Amazon

D‘ailleurs si l’on revient sur l'enquête bi-annuelle, menée par le magazine 'Barron's' le week end dernier, les gérants de fonds américains n'ont jamais été aussi optimistes pour les marchés d'actions : 74% des gérants se disent 'haussiers' pour les actions américaines, 19% sont 'neutres' et seulement 7% sont 'baissiers'... C’est presque trop… Un tiers des gérants prévoit même que le Dow Jones franchira la barre des 16.000 points, soit une progression d'environ 9% d'ici à juin 2014, dans un peu plus d'un an. En moyenne, l'ensemble des gérants voit le Dow Jones à 15,136 point pour la fin 2013 (soit une hausse de 3%) et à 15.750 points à la mi-2014 (+7%). Pour le Nasdaq, les gérants s'attendent en moyenne à ce que l'indice riche en valeurs technologiques pointe autour de 3.440 points au 31 décembre prochain (+5,2%) et de 3.573 points au 31 juin 2014 (+9,3%). Pour les 12 prochains mois, les actions continuent d'être de loin la classe d'actifs préférée pour 86% des investisseurs, avec l'immobilier (86% également), suivi des matières premières (50%), de l'or (35%), du cash (21%) et des obligations, qui arrivent en queue de peloton avec 11%. Parmi les valeurs préférées des gérants américains pour les 12 prochains mois, l'on trouve Intel, Apple et IBM (trois valeurs dont le cours a baissé depuis un an), ainsi que Berkshire Hathaway (+33% depuis un an), le groupe d'investissement de Warren Buffett, toujours jugé comme une "valeur sûre" quelle que soit la conjoncture...

En Europe, mercredi, on a continué à acheter l'espoir (la rumeur, selon, l’expression consacrée) d'une prochaine baisse des taux en zone euro, renforcé par de nouveaux signes d’une convergence à la baisse de l’économie allemande. Les investisseurs ont aussi acheté une possible sortie (provisoire) de l’impasse politique en Italie alors que le président Giorgio Napolitano a chargé le jeune leader du centre-gauche, Enrico Letta, Bruxello & Berlusconi compatible, de tenter de former un gouvernement.

En deux séances (+5%) l’indice parisien est revenu à 0,5% de son zénith annuel du 15 mars dernier. Le franchissement des résistances annuelles pourrait être plus compliqué.

Les publications d’entreprises se (…) Lire la suite

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- Mardi 23 avril 2013, 23h00 -

Nous disions hier soir que la semaine n’était pas encore lancée… on peut dire que ce mardi soir, elle l’est ! La publication d’indices PMI manufacturier mauvais et inférieurs au dernier consensus en Chine, aux États-Unis, …, en zone Euro, mais surtout un recul d’une taille inattendue en Allemagne, ont convaincus que cette fois, lors de sa prochaine réunion à Ljubljana au début du mois de mai, la BCE ne pourrait plus surseoir à une baisse de taux… au minimum. La semaine dernière, le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, concédait que si les prochains indicateurs d’activité continuaient à décevoir, la BCE y procéderait probablement tout en maintenant qu’une nouvelle baisse de son taux d'intérêts directeur n’aurait aucun impact  vraiment mesurable sur la croissance.

La baisse des taux…. c’est peut-être un détail pour lui mais pour les marchés ça veut dire beaucoup… En d’autre terme à Paris, en cette journée d’anticipation, cela voulait dire +3,5% pour l’indice Cac40 (qui rejoint la résistance des 3785pts effaçant sur la séance le terrain perdu au cours des 7 précédentes) et +6% en moyenne pour les banques …Que l’on prenne cette hausse comme une forte anticipation ou comme une tout aussi forte pression sur le comité des gouverneurs de la banque centrale de Francfort, peu importe….les places européennes (Euro Stoxx 50 +3,1%) ont donc affiché, et de loin, leur plus forte hausse de l'année, revenant d’une traite vers la partie haute de leur étroit trading range horizontal. Car si la question est posée sur les mécanismes de transmission entre la politique monétaire et l’économie réelle, il est avéré qu’une stimulation monétaire fait, à chaque fois du moins à court terme, grimper le PER des valeurs.

Parallèlement, cause et conséquences…des anticipations de l’intensification des politiques monétaires, la recherche effrénée de rendement poussent les investisseurs internationaux du Bund vers l’OAT qui a touché cette après-midi : 1,696%, son niveau historique le plus bas sur le marché secondaire et aussi vers les BTP italiens (3,99%) et vers les Bonos espagnols (4,28%), à leur plus faible niveau depuis deux ans et demi. A ce propos, une petite nouvelle à l’adresse de nos gouvernants… c’est désormais au tour du gouvernement portugais d’annoncer une nette réduction des taux de l'impôt sur les bénéfices des sociétés, de 24% vers 10%... accompagnant un plan destiné à relancer l'économie en privilégiant l'aide aux PME et le développement des exportations.

Cerise sur le gâteau, la vague des résultats d'entreprise du jour en Europe était dans l'ensemble supérieure aux attentes et, dans ce contexte porteur, bien accueillie

Ceci dit, une telle impétuosité du marché peut laisser circonspect… ce n’est pas encore le Japon, loin de là… même si les investisseurs peuvent toujours rêver de cette fameuse réallocation de l’obligataire vers le marché action.

Et du côté de Wall Street ? Pour commencer, comme il était dit que cette journée serait particulière, il faut signaler que les marchés actions américains ont connu un bref "flash krach" en séance. Le compte Twitter de l'Associated Press a en effet été piraté, diffusant un faux message à propos d'une attaque sur la Maison Blanche : "Deux explosions à la Maison Blanche et Barack Obama est blessé". Le président va bien et l'agence de presse a rapidement démenti, précisant que son compte avait bien été piraté et que l'information concernant l'attaque était donc fausse. Les marchés se sont très vite repris, mais les logiciels de trading à haute fréquence et leurs développements « comportementaux » ont pu, dans l’intervalle, exprimer leur superbe panurgisme désincarné.

A l’arrivée, la Bourse de New York clôture en hausse de 1% portée, elle aussi, par une belle journée de résultats occultant  les mauvais indices conjoncturels mondiaux. Carpe Diem…

Enfin, nous en arrivons à ce qui devait être le clou de cette journée. Apple vient de publier après la clôture newyorkaise des résultats trimestriels un peu meilleurs qu'attendu et annoncé son intention de restituer 100 milliards de dollars à ses actionnaires d'ici  (…) Lire la suite

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 - Lundi 22 avril 2013, 23h15 -

Des indices US qui rebondissent un peu techniquement (S&P500 +0,47% à une encablure au-dessus de sa moyenne mobile de 50 jours) mais restent très indécis et des marchés européens à l’arrêt (un Cac40 à l'équilibre parfait)… Il semble que cette longue et riche semaine boursière n’ait pas encore vraiment débuté.

On retiendra que le groupe Michelin, qui publiait après la clôture européenne, annonce un chiffre d’affaire en baisse mais maintient ses objectifs pour 2013, notamment une stabilité de son résultat opérationnel avant éléments non récurrents, et prévient qu'il devra restructurer ses activités en Europe si le marché du pneumatique, en baisse d'environ 10% pour les voitures au premier trimestre, ne s'améliore pas.

 

Une journée presque pour rien en somme ? Ce serait oublier le marché japonais.  L'indice Nikkei (+ 1,89%),  valeurs exportatrices en tête,  a touché ce matin un nouveau point haut (+30.53% depuis le début de l’année) grâce à une rechute du Yen qui frôle les 100 pour un dollar, après le feu vert donné par le G20 à la politique monétaire du Japon.

"La dépréciation de la devise nipponne est appelée à se poursuivre et elle pourrait tomber à 105 yens pour un dollar.  Je pense cependant qu'une appréciation plus large de la devise américaine serait nécessaire pour que le dollar/yen aille beaucoup plus haut que cela" déclarait ce matin Christopher Brandon, directeur général de Rhicon Currency Management, une société de gestion basée à Singapour. L'euro pourrait emboîter le pas au yen dans la baisse contre le dollar en raison de la baisse attendue des taux directeurs de la Banque centrale européenne mais surtout de la persistance du "risque existentiel" de l'euro.

A Tokyo, pas de malaise existentiel, et l’on ne considère pas ou plus que la vitalité de son économie et la pérennité de sa devise se mesure à l’appréciation de son taux de change

Neill Nuttall stratégiste de JP Morgan écrit aujourd’hui dans sa lettre hebdomadaire : «De toute évidence, la BoJ a ouvert les vannes et le gouverneur Kuroda s’est fait l’écho du Président Draghi de la Banque centrale européenne… lorsqu’il promettait de « faire tout le nécessaire ». (…) Les autorités ont aussi engagé une politique d’expansion budgétaire et l’on devrait avoir plus de détails sur celle-ci ainsi que sur la troisième « flèche » (stratégies de croissance) pendant l’été. La cote de popularité du gouvernement s’est appréciée par rapport à des niveaux déjà très positifs et nous anticipons des mesures fortes de la part des pouvoirs publics dans les prochains mois. (…) L’histoire nous a montré, concernant les marchés japonais, que les tendances peuvent être très dynamiques et durer plusieurs années – et c’est donc à ce niveau que l’histoire pourrait inscrire sa rime. Les institutionnels japonais réduisent leurs positions en actions depuis 1990 et les volumes de JGB détenus par les étrangers ont récemment – et pour la toute première fois – dépassé les volumes de leurs positions en actions nippones. Il se pourrait que cette tendance ait commencé à s’inverser, c’est pourquoi nous surpondérons les actions japonaises et entendons maintenir ce positionnement un certain temps.  (…) Lire la suite….

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- Dimanche 21 avril 2013, 21h40 -

On s’en doutait… mais désormais on est obligé de le constater, la croissance se fait attendre. Et, si l’on excepte l’indice japonais, et… l’indice suisse, globalement les marchés d’actions ont commencé a montré de véritables signes de faiblesse. A des degrés divers, bien sûr… avec d’un côté un S&P500 qui revient frôler sa moyenne mobile à 50 jours alors qu’en Europe continentale les gains du début d’année se sont bel et bien envolés. On constatera, d’ailleurs, face à cette interrogation sur l’état de l’activité mondiale, que le Nasdaq et le Dax ont paru ces derniers jours particulièrement fragiles. Fin de tendance haussière ou simple pause ?

On en saura donc un peu plus la semaine prochaine avec la publication des indices d'activité à travers le monde. Et puis, la publication vendredi du produit intérieur brut américain pour le premier trimestre, attendu en hausse de 3,0% après +0,4% le trimestre précédent par un effet de rattrapage (attention à ne pas décevoir…) et la publication trimestrielle emblématique, mardi soir après la clôture de Wall Street, de Apple. Le fabricant à la pomme en chute de -40% depuis septembre dernier et de -27% depuis le début de l’année pourrait amorcer un rebond si toutefois ses résultats attendus en baisse se révèlent appréciés par le marché. L'action du géant informatique est passée cette semaine sous la barre des 400 dollars pour la première fois depuis 2011 et le groupe a abandonné sa place de première capitalisation boursière mondiale à Exxon Mobil, dont les résultats sont attendus jeudi. On suivra aussi à New Ypork, entre autres, les résultats de (…) Lire la suite….

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- Jeudi 18 avril 2013, 7h –

Wall street confirme, en annulant son rebond de la veille, le retour progressif d’une certaine fébrilité chez les opérateurs newyorkais. Le S&P-500 recule de -1,43% (de -2 % depuis le début de la semaine). Le Nasdaq Composite (-1,84%) retrouve le seuil des 3200pts, plombé surtout par la chute du titre Apple (- 5,50%) qui sauve de peu son seuil  psychologique des 400 dollars. Comme on pouvait s’y attendre, les trimestriels et leurs prévisions ne déchainent, jusqu’à présent, pas l’enthousiasme et la baisse des matières premières se poursuit. Mais, en comparaison,  du côté européen, la fébrilité est bel et bien déjà. Alors que le S&P500 gagne encore près de 9% depuis le début de l’année, en zone euro le constat est clair : après quatre séances consécutives de baisse, l’EuroStoxx 50 recule de -3.13% depuis le début de l’année, le Dax -1.44% et le Cac  -1.15%. L’indice parisien clôture sous les 3600pts et se retrouve en passe de casser à la baisse son trading range de ces derniers mois. Certaines valeurs cycliques et financières se retrouvent désormais bien loin de leurs plus hauts du premier trimestre.

 Jean Luc Buchalet et Pierre Sabatier du cabinet PrimeView expliquent ce matin (voir plus loin dans "la Lettre") : « La correction déjà encaissée par les indices européens de 6,6% au cours des dernières semaines est-elle suffisante pour repartir sur une jambe haussière de +8% dans le mois qui vient ? Nous ne le pensons pas. La probabilité de poursuite de la hausse pour le S&P 500 devient très faible à court, moyen et long terme... ce qui engendre un risque élevé de correction d'au moins 5% pour l'indice large américain dans les semaines à venir.  Dans ces conditions, le marché directeur restant les Etats-Unis, il convient d'attendre que la Bourse américaine ait purgé ses récents excès avant de redevenir plus optimiste sur les marchés actions européens. »

 

Les déclarations de Jens Weidmann,  le président de la Bundesbank, dans une interview au Wall Street Journal, estimant que la reprise dans la zone euro pourrait encore prendre des années,  qu'une baisse de taux n'aurait guère d'effet sur l'économie, mais qu’elle pourrait, malgré tout, être envisagée - un geste pour les marchés, en quelque sorte – n’ont pas encore eu vraiment d’echo.

A propos, la rumeur qui courrait depuis mercredi matin dans les salles de marché était finalement … à moitié vrai. En effet une agence a dégradé mercredi soir la note souveraine allemande mais pas une de celles envisagées... Ce n’est pas une des agences référentes mais le cabinet Egan-Jones qui vient d’abaisser mardi sa note de l'Allemagne de "A+" à "A" avec perspective "négative". Il l’avait, d’ailleurs, déjà fait fin juin de l’année dernière de AA- à A+ assigné d’une perspective "négative".

 Ce jeudi, les nombreuses entreprises qui publient pourraient, peut-être, espérer profiter d’un rebond technique provisoire après la succession de séances de baisse. On leur souhaite. Accor a annoncé mercredi soir, après la clôture, des prévisions mitigées anticipant au deuxième trimestre une situation encore contrastée en Europe en espérant partiellement la compenser par le dynamisme des pays émergents. On attend la publication ce matin de nombreux chiffres d’affaires à Paris dont ceux de Carrefour, Casino, L’Oréal et Sodexho publiera ses résultats du premier. Ailleurs en Europe, on suivra, entre autres, les publications d’Akzo Nobel, Diageo, Sab Miller, Nestlé et Nokia. Aux Etats-Unis, Morgan Stanley, Pepsico, Verizon, Microsoft et Google.

Par ailleurs, PPR a précisé les modalités d’introduction de la FNAC. Une action de la nouvelle entreprise cotée Fnac sera offerte pour chaque bloc de huit titres PPR déjà détenus et la première cotation du Groupe Fnac est prévue le 20 juin, soit deux jours après l'assemblée générale qui verra PPR se rebaptiser Kering.

Enfin, comment ne pas évoquer la Lettre ouverte publiée mercredi dans le journal ‘Le Monde’ (voir ci-dessous dans la « Lettre ») par Edouard Carmignac. Elle (…) Lire la suite

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- Mardi 16 avril 2013, 0h20 -

Ce soir  l’actualité tragique a pris le pas. Deux explosions mortelles qui se sont produites près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston ont tué ce soir, selon un bilan provisoire, au moins deux personnes et blessé au moins 23. On n’en sait pas plus à l’heure actuelle mais la psychose s’est réveillée outre-Atlantique. Toutes les grandes villes des Etats-Unis sont en état d'alerte. Les indices boursiers new-yorkais ont accentué leur repli en fin de séance à l’annonce du drame. Le Dow Jones a perdu -1,79% à 14599pts, le S&P500 a cédé -2,30% à 1552pts et le Nasdaq -2,38% à 3216pts.

Wall Street était, avant les explosions, déjà fortement baissier. Craignant un ralentissement de la demande chinoise, les cours des grandes matières premières ont chuté et les intervenants se sont délestés de titres liées à l'énergie (-3,88%) et aux matières premières (-3,86%). Si l’on y ajoute de nouveaux indicateurs américains d’activité décevants, les investisseurs se montrent dubitatifs : le niveau de croissance attendue ne serait donc pas au rendez-vous ?…

Cela ne devrait, tout de m^me, pas empêcher la majorité des résultats publiés ce trimestre de dépasser au final, une fois de plus, les dernières attentes opportunément révisées. Mais il deviendra difficile, si le contexte perdure encore, d’envisager des croissances organiques de chiffres d’affaires et malgré tout le talent de leurs ‘cost killer’ et de leurs comptables, certaines entreprises devraient commencer à avoir du mal à délivrer toujours à l’avenir des bénéfices en hausse.

L’heure est, peut-être, venue à un grand mouvement de croissance externe…

En tous les cas, au chapitre, du « il n’existe pas de valeurs refuges »… Le cours de l’or a encore amplifié son fort repli entamé depuis trois semaines, ce lundi, touchant un plus bas de 1336 dollars sur le marché spot avant de se reprendre légèrement, perdant en deux jours plus de 13%. L’argent est revenu à son plus bas niveau depuis octobre 2010, le platine au plus bas depuis août dernier et le palladium à un plus bas de trois mois.

En Europe, les bourses consolidaient aussi, un peu moins…, pénalisées par les valeurs cycliques. Le Cac 40 avait sauvé les 3700pts. Cela risque d’être plus difficile à l’ouverture demain.

La journée de mardi s’annonçait chargée en résultats d’entreprises et en indicateurs macro, elle risque désormais d’être aussi un peu  (…) Lire la suite

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- Lundi 15 avril 2013, 7h -

Les trois indices newyorkais ont clôturé la semaine dernière sur des hausses supérieures à 2%. Et ce ne sont ni les publications d’entreprises jusqu’à présent de bonne facture mais attendues et avec des projections très prudentes, ni  les récents indicateurs macro pas très enthousiasmants mais plutôt leur corolaire, c’est à dire, de la visibilité sur le timing, l’assurance de la poursuite de "l’open bar" de la FED à plein régime au-delà du milieu de l'été... et l’anticipation de l’imminence de la mise en oeuvre de l’audacieuse nouvelle politique  de la Banque du Japon qui portent les marchés.

A cet égard, Goldman Sachs, dans sa dernière parution, considère que l’effet du big bang de Haruhiko Kuroda sera puissant tout au long de l’année… sur les marchés. Par conséquent la banque américaine estime que la chute du yen et la hausse du marché action japonais sont loin d’être achevées et envisage désormais un Nikkei à 16000pts (+20%). Les analystes de la banque d'investissement se montrent d’ailleurs également positifs pour les bourses dans leur ensemble prédisant une expansion des multiples de valorisation boursière vers des niveaux proches de leurs valeurs pré-crise… Nous en parlions la semaine dernière, les analystes des grandes maisons de Wall Street sont un peu piégés par la fermeté de la hausse à New York, le S&P ayant déjà dépassé les prévisions de 27 des 28 stratèges actions interrogés par Reuters sur le niveau de l'indice S&P500 à fin juin. Ils sont beaucoup désormais à revoir à la hausse leurs objectifs. Personnellement,  j’avais plutôt l’idée que cela passerait tout de même par une consolidation, une prise de profits, dans le courant du deuxième trimestre mais est-ce bien raisonnable face à l’unanimisme des banques centrales et de tout ce beau monde.

Dans la même veine, mais à l’inverse, après quelques précurseurs en début d’année, de plus en plus de grandes banques internationales revoient significativement à la baisse leurs prévisions 2013 et 2014 concernant les prix de l'or et conseillent de vendre le métal jaune. Tactiquement, Jeffrey Currie et Damien Courvalin, analystes de Goldman Sachs expliquent dans une étude parue mercredi, «La tendance baissière devrait s’accélérer. Il faut se positionner pour une baisse future des prix et vendre le métal jaune à découvert». Le fait est que  l’or a dégringolé sous les 1450 dollars vendredi, bien loin des 1923 dollars de 2011. Et selon l’étude publiée par la Société Générale, son cours pourrait descendre jusqu'à 1375 dollars vers la fin de l'année

Place, donc, cette semaine aux publications trimestrielles des entreprises. A New-York, 74 sociétés du S&P500 publient leurs résultats avec en première ligne les financières comme American Express, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup, les valeurs Intel, AMD, Google, Yahoo et Microsoft et les ‘blue chips’ comme Johnson & Johnson, Coca-Cola,  McDonald's et General Electric. Et les places européennes ne seront pas en reste , puisque le bal des publications de chiffres d’affaires, de résultats et des assemblées générales commence aussi avec, entre autres, de grandes sociétés françaises comme Accor, Casino, Carrefour, Danone, L'Oréal, LVMH et PPR ou encore Nestlé et Nokia

Par ailleurs, dans ce pays où impôts, dépenses publiques et déficit budgétaire continuent de progresser de concert, le tout Paris se délectera, vers 17h, de la publications officielle des patrimoines des ministres sur le site du gouvernement français, avec son lot de plans épargne logement, de voitures ayant franchi difficilement leur dernier contrôle technique et de quelques babioles glanées lors de brocantes dans leur circonscription… mais surtout rien qui puisse concerner de près ou de loin, une entreprise…Ben non…

Au chapitre des nouvelles édifiantes du week-end, « Les investisseurs non-résidents qui détenaient des dépôts avant le 15 mars 2013 et ont essuyé des pertes atteignant au moins trois millions d'euros seront éligibles pour demander la nationalité chypriote »…, a déclaré M. Anastasiades à l'ouverture d'une conférence sur les investissements russes à Chypre. Seront éligibles à la nationalité les personnes ayant investi 3 millions d'euros au lieu de 15 millions auparavant exigés, et pour ceux qui ont déjà demandé la nationalité dans ce cadre, leurs 15 millions d'euros d'investissements ne seront plus bloqués mais rendus accessibles.

Ce matin, l’Asie consolide alors que le PIB chinois pour le premier trimestre ressort en dessous des attentes (sous les 8% à 7,7% en rytme annuel au premier trimestre,  un peu moins que les 7,9% observés lors du quatrième trimestre 2012) (…) Lire la suite 

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- Jeudi 11 avril  2013, 7h -

Beau rebond technique ce mercredi en Europe et nouveau records à Wall Street... Comme le résumait avec malice un opérateur newyorkais : heureusement les chiffres de l’emploi américain étaient mauvais vendredi… Car comme on s’en doutait, si la quasi-totalité des membres du FOMC  ont approuvé le maintien « au moins jusqu'au milieu de l'année » du programme de rachats d’actifs, ils seraient divisés sur l'opportunité de le poursuivre au rythme actuel au-delà. Mais ça, c'était le mois dernier, avant la publication des mauvais chiffres du chômage.

Le gouvernement américain a revu à la baisse ce mercredi sa prévision de croissance. Donc, selon le nouveau théorème de Wall street, porté par les financières, les technos et globalement les cycliques, le Dow Jones inscrit un nième record en direction des… 15000pts. Le S&P 500 a inscrit en séance un nouveau pic historique absolu… en direction des 1600 points, faisant ainsi tomber le précédent record du 11 octobre 2007, établi peu avant l'éclatement de la crise financière. Quant au Nasdaq (+1,8%), l’indice technologique revient toucher les 3300pts en inscrivant un nouveau sommet depuis le 7 novembre 2000.

Reste plus qu’à espérer que lors des conférences post-annonces, de la longue saison des résultats qui débute, les sociétés se montrent très encourageantes pour l’avenir.

En Europe, l'indice EuroStoxx 50 a gagné 2,57% tiré par les financières (indices Stoxx des banques +3,7% et des assurances +2,8%) et les places dites périphériques (+3%). Le Cac clôture en hausse de 2% (là aussi flambée des bancaires : Société Générale+6,15%, Crédit Agricole+6,2%, BNP-Paribas +5,3%)

Ce matin, as usual, le Nikkei est en hausse (+1,6% en ce moment). La Banque du Japon tient (…) Lire la suite

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- Mercredi 10 avril 2013, 0h15 -

Wall Street reste prudent à l’orée de la longue saison des trimestriels, mais ferme car rassuré sur une poursuite des injections massives de liquidités de la Réserve fédérale américaine à la veille de la publication du compte rendu de la réunion du conseil de politique monétaire des 19 et 20 mars derniers. et la petite hausse du jour permet tout de même au Dow Jones (+0,42%) et au S&P 500 (+0,35%) de revenir sur leurs sommets historiques, soutenus particulièrement par la performance de titres technologiques, Microsoft s'adjugeant 3,56%, Intel 3,12%, Cisco Systems 1,94% et HP 1,32%. Dans un sondage aujourd’hui, les analystes newyorkais interrogés par Thomson Reuters envisagent en moyenne, un Dow Jones en progression de +12% sur l’année et un S&P500 en progression de +10% en 2013. Ce qui voudrait dire que la marge de progression reste bien mince ce soir pour occuper pendant trois trimestres les investisseurs… et qu’une correction, avec naturellement de fortes rotations sectorielles, devrait bien finir par arriver.

En attendant, la baisse du dollar confirme la confiance des investisseurs dans un maintien réaffirmé d’un QE toujours massif. Aujourd’hui Ben Bernanke a dans une conférence justifié une fois de plus l’emploi de politiques monétaires expansionnistes "mutuellement constructives". L’Euro a donc poursuivi sa remontée (+0,5% à 1,308$) en direction des 1,3130$. De plus les investisseurs continuent d’anticiper de futurs mouvements massifs des investisseurs japonais vers des actifs en euros. «On sent que le taux du Bund sature un peu. Globalement, les taux des pays comme la France, la Belgique, l'Autriche, voire l'Italie ou l'Espagne devraient continuer à baisser, même s'il pourrait y avoir quelques respirations dans le rally», explique Eric Bertrand, directeur des gestions taux et crédit chez CPR AM. Depuis l'annonce de la BoJ, l'euro s'est apprécié de près de 8% face au yen.

Le ‘pricing power’ de certaines sociétés européennes  pourrait bientôt atteindre ses limites….

«Je pense que nous devrions tous en Europe réfléchir à la possibilité de doter la BCE des mêmes pouvoirs que pour le reste des banques centrales à travers le monde», a estimé  ce mardi le premier ministre espagnol…

En Europe, les bourses clôturaient tout à l’heure sans véritable direction. L’Eurostoxx50 grappillait +0,23% grâce aux rebonds de Milan (+1,1%)  et Madrid (+1,25%). De son côté, depuis deux séances l’indice parisien reste figé sous les 3700 points et même ancré au niveau de sa MM100 avec toujours une petite rotation sectorielle vers des valeurs de 'rendement' et des 'utilities'.

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- Lundi 8 Avril 2013, 7h40 -

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur de multiples sujets. Mais bon… retour dès lundi aux fondamentaux des entreprises. La saison des résultats trimestriels commence à New-York. C’est le début du deuxième trimestre et comme souvent à ce moment de l’année la lucidité réapparait. Quoique très diverses suivant les régions du globe, les niveaux d’activité commencent tous à apparaitre un peu moins roses qu’espérés en début d’année. Aussi la rotation des liquidités vers la classe action, entretenue par les banques centrales occidentales, ne s’est pas, encore, transformée en véritable flux en provenance de l’obligataire. Sauf à regarder, bien sûr, le marché japonais (encore +2,8% en séance aujourd’hui, +23.46% en 2013 et +45% en 6 mois).

Mais au moins les chiffres décevants d’activité et d’emploi, s’ils n’amusent que moyennement Main Street peuvent rassurer Wall Street avant la publication en milieu de semaine du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, et le débat en cours concernant l'ampleur et la durée des rachats d'obligations effectués par la banque centrale.

On a, par contre, assisté ces dernières semaines à une diminution de l’exposition sur les marchés européens et de part et d’autre de l’Atlantique à une rotation sectorielle des cycliques vers les valeurs défensives.

Dans ce marché, quelque peu essoufflé et entre deux eaux, c’est désormais dans les comptes de chaque entreprise que les investisseurs chercheront à déceler des signes sur la vigueur de la reprise économique. Aux États-Unis, les bénéfices du S&P 500 sont attendus en hausse de 1,5%, un consensus revu en nette baisse puisque le marché tablait en janvier sur une progression de 4,3%, selon les données Thomson Reuters. Les estimations pour le deuxième trimestre devraient être revues à la baisse mais c’est un classique. Le géant de l'aluminium (…) Lire la suite

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- Jeudi 4 avril  2013, 23h45 -

Les américains, les…. Et désormais le ‘big bang’ japonais.  Sont-ils donc tous fous ? Ou alors, la zone euro et sa politique monétaire seraient-elles en retard d’un logiciel ?

On s’y attendait, mais le contraste aujourd’hui fut saisissant entre l’ambiance des annonces ce matin au Japon et en début d’après-midi à Francfort. L’éternel dilemme entre le risque supposé de l’audace face à l’apparente sécurité de la réaction après… mûre réflexion.  Mais attention, les japonais, qui ont fini par le comprendre,  peuvent en témoigner, le temps perdu se rattrape très difficilement.  Alors ? Après la magie des mots de  Magic Draghi… fin de l’état de grâce et Soporifique Draghi ?  Si au total, le président de la BCE a passé son tour lors d’une conférence de presse plutôt timorée, à l’ancienne…,  où il n’a annoncé rien de concret, alors que la situation est… urgente,  concédant juste qu’il restait « l’arme au pied » en observant les initiatives des autres banques centrales, cherchant de l'inspiration "à 360 degrés", on décelait surtout un certain sentiment d’impuissance et sa frustration à ne pouvoir agir face à l’hétérogénéité congénitale des visions et des intérêts dans le conseil dont il est le gouverneur. "Nous devons réfléchir intensément pour trouver quelque chose qui soit à la fois utile et compatible avec notre mandat (…), de nouvelles (éventuelles) mesures non-conventionnelles devront impliquer d'autres acteurs", précisait-il, citant les gouvernements, et les banques centrales nationales.

Factuellement, l'euro rebondit ce soir en direction des 1,295 $ et le yen recule face à toutes les monnaies. Conséquence indirecte de tout ce qui a été dit précédemment, l'AFT a pour la première fois émis des obligations à 10 ans (échéance octobre 2022) à un taux inférieur à 2 % ce jeudi matin. Sur le marché secondaire, les taux français à 10 ans évoluaient également à leur plus bas niveau historique à la mi-journée (1,92 %). De fait la dette française très liquide et encore bien notée devient une bonne alternative aux titres souverains allemands aux rendements réels négatifs pour de nombreux investisseurs au rang desquels on peut ajouter un nouvel afflux de gros investisseurs domestiques japonais.

Retour sur les marchés, donc… mais auparavant, une petite précision : il n’est pas contradictoire de s’inquiéter des conséquences globales des politiques monétaires à travers le monde et de s’alarmer conjointement de la retenue actuelle de la BCE dans ce contexte.

Les bourses européennes ont clôturé en repli, boudant la retenue de la BCE, économisant ses cartouches… réglementaires face à un redressement conjoncturel attendu magiquement, comme la pluie. Même le Footsie londonien (-1,19%) a, de son côté, boudé aussi la décision de la Banque d’Angleterre de laisser inchangé, pour l’instant, le montant de ses achats d’actifs.

Wall Street, impavide, réintègre sa zone favorite autour des 1660pts pour le S&P500 (+0,40%)

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-  Mercredi 3 avril 2013, 23h50 -

Wall Street s’affiche clairement en repli ce soir, le S&P500 recule ainsi de 1%. Il faut dire que la succession d’indicateurs macro-économiques décevants finit par détonner un peu avec le niveau d’activité que la valorisation de la bourse newyorkaise leur intime. Privé de son traditionnel tuteur américain de début d’après-midi, les marchés européens n’ont pas tardé à s’affaisser et rendre la majeure partie de leurs gains de la veille.

Demain sera un autre jour, bien sûr. Et il commencera, dès l’aube, avec la décision, on ne peut plus attendu, de politique monétaire de la Banque du Japon. Puis vers 10h, la publication des indices PMI Markit des services en zone euro devrait difficilement surprendre… positivement. Mais le clou de la journée, sous nos contrée seront les décisions de politique monétaire des banques centrales européennes et, bien sûr, … la conférence de Mario Draghi à 14h30. On le sait, selon la dernière enquête Reuters les économistes tablent très majoritairement sur le maintien de son taux directeur.

« La contraction du crédit bancaire au secteur privé (-0,9%A en février) traduit la faiblesse de la demande interne mais aussi les problèmes de transmission de la politique monétaire à l’économie réelle. En effet, le ralentissement marqué des remboursements des LTRO suggère qu’un nombre important d’institutions n’ont pas retrouvé un accès normal au marché interbancaire. Or une baisse de 25pdb du refi allègerait de près de 2mds € la charge d’intérêt sur les LTROs (774mds € d’encours). Une baisse des taux directeurs nous semble probable au 2T13, peut-être dès cette semaine.» note Axel Botte de Natixis AM (voir plus bas dans la Lettre).

De leur côté, les analystes de Citi estiment que la BCE pourrait annoncer un élargissement de la liste des instruments qu'elle accepte en collatéral.

Concernant l’euro dollar, l'estimation médiane des 64 analystes interrogés par Reuters prévoit un euro à 1,28 dollar, son niveau actuel, d'ici un et trois mois, puis le voit baisser un peu à 1,27 dollar d'ici six mois et 1,25 dollar d'ici 12 mois.

Alors que la saison des trimestriels se rapproche déjà, Jacques Chahine publie sa lettre mensuelle (voir plus bas dans la Lettre) « Mr Bernanke semble en passe de réussir son pari de la croissance à tout prix, en attendant de s'attaquer aux déficits. Alors que les feux des projecteurs étaient braqués sur la faillite des banques grecques pendant une bonne partie du mois de Mars, Wall Street volait de record en record. (…) Notre analyse sur les premières parutions de résultats trimestriels décalés montrent qu'ils seront comme d'habitude meilleurs qu'attendus, mais de peu. Le deuxième trimestre sera revu à la baisse, mais moins que d'habitude. En revanche le niveau des ventes reste toujours décevant, les sociétés continuant à baisser leurs coûts. Nous confirmons par ailleurs l'inflexion dans les révisions des résultats et nous espérons qu'à partir du 3ème trimestre les chiffres seront plus solides. Ceci nous amène à retenir un scénario top down sur les profits en légère amélioration, mais par contre anticiper des taux longs de 3% au lieu de 2.5%. Les prévisions sur le S&P500 sont quasi inchangées à 1627 points et 315 points pour le Stoxx 600. Nous restons toujours surpondérés sur les actions. »

A noter aussi que (…) Lire la suite

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- Mardi 2 avril  2013, 23h -

Après la longue trêve pascale, les bourses ont décidé d’entamer le deuxième semestre du bon pied, malgré la publication lundi d’indicateurs d'activité manufacturière en Chine et aux Etats-Unis plutôt moyens et aujourd’hui en Europe toujours aussi décevants, indiquant, à l'exception de la Suède, une poursuite de la contraction. Pour autant, selon les économistes de la Société Générale, le recul de l’activité en zone euro, n’apparait pas encore « suffisamment dramatiques pour justifier une baisse des taux directeurs de la BCE dès cette semaine ». Nous verrons jeudi... Par contre, du côté japonais, Haruhiko Kuroda a, de nouveau, confirmé aujourd’hui l’annonce de mesures d'assouplissement monétaire supplémentaires à l’issue du comité de la BoJ jeudi matin.

Toujours est-il que les marchés européens ont profité d’une détente sur les secteurs financiers et d’un intérêt sur le secteur des télécoms porté par une nouvelle rumeur d’opération transfrontalière, dont les investisseurs raffolent. A savoir que Verizon et AT&T travailleraient à une offre commune sur l'opérateur mobile Vodafone et sonneraient ainsi le signal d’une revalorisation du secteur. A l’arrivée l’EuroStoxx50, tout comme le Cac40 prennent 2%. L‘indice parisien retrouve les 3800pts.

New York (+0,5) récupère du repli de la veille… scotché tout de même sur ses records dans une fourchette de fluctuation d'une dizaine de points depuis près de trois semaines…

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- Jeudi 28 mars 2013, 23h45 -

Habemus novum verticem S&P 500 ! On a donc eu notre record de clôture, et ceci, en temps et en heure, comme prévu… pour la dernière séance du premier trimestre. A 1568,99 points, pour trois points donc… un nouveau record de clôture, cinq ans et demi après le précédent.  Affaire réglée… Tout ceci est bien psychologique, je vous l’accorde.

Naturellement, les marchés sont bien plus sérieux et lucides…

Comptablement aux États-Unis

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- Mercredi 27 mars 2013, 23h -

Toujours pas de fumée blanche au-dessus des colonnes de Wall-Street… La bourse newyorkaise clôture étale ce mercredi soir et le S&P500 campe encore à deux points de son plafond historique. On suivra demain, dernière séance du trimestre, s’il aura l’audace de franchir ce tout petit Rubicon à l’occasion de la parution de la dernière estimation du PIB au quatrième trimestre 2012 (selon le consensus Reuters, il devrait être révisé à +0,5 % contre une précédente estimation de seulement 0,1 %) puis des traditionnelles inscriptions hebdomadaires au chômage (anticipées à 340.000, contre 336.000 la semaine précédente) et enfin de l’indice des directeurs d’achat PMI de Chicago (attendu à 56,5 points en mars, contre 56,8 en février). A moins que lassé l’indice ne s’en aille voir ailleurs

En tous les cas la solidité des marchés américains a une fois de plus tempéré la trajectoire baissière des marchés européens (ça ne pourra pas se reproduire éternellement…) et stoppé la débandade. L’indice Cac a ainsi réduit sa chute de moitié (de -2,1% à -1%) et préserve les 3.710Pts. Les autres places eurolandaises, Francfort compris, clôturent aussi alentour des -1%, à l’exception de la bourse d’Athènes (-4 %) qui continue à subir en retour la réplique du séisme chypriote. Ce sont naturellement les valeurs bancaires qui ont mené la danse dans une extrême nervosité, les investisseurs cherchant avec difficulté la juste discrimination. Ainsi le Crédit Agricole a rebondi de -3% vers +2% et finit à 6,27euros contre 5,96 au plus bas.

Le fait du jour fut la décevante adjudication italienne en fin de matinée alors que les projecteurs se refocalisent sur la situation transalpine

A cet égard, selon une enquête de Reuters auprès de 48 économistes  publiée aujourd’hui, 36 pensent que d'autres pays de la zone euro auront besoin d'une aide. Seize évoquent l'Espagne et 16 autres la Slovénie. Parmi les autres pays cités comme candidats éventuels au renflouement figurent l'Italie, mentionnée par six économistes, puis Malte, la France et le Portugal, ce dernier pays faisant déjà l'objet d'une aide internationale. Dans cette même enquête, 30 des 46 économistes considèrent que le contrôle des capitaux pour Chypre, présenté comme momentané, risque de durer des mois, voire des années pour trois d'entre eux. Ils pensent tous,  même les 13 autres estimant sa durée en semaines, que ce contrôle rend de fait l’euro chypriote différent et que cela devrait, au global, déboucher sur une nouvelle fragmentation entre le noyau dur et la périphérie.

On le voit, cela fera beaucoup de questions la semaine prochaine pour Mario Draghi muré pour l’instant dans un silence assourdissant

A cet égard excédé par de violents articles dans la presse allemande, le gouvernement luxembourgeois a tenu aujourd’hui à  récuser avec force,  dans un communiqué officiel (voir plus loin dans la Lettre), toute comparaison entre Chypre et le Luxembourg sur la taille démesurée de leurs secteurs financiers, en affirmant que le sien "contribue à la compétitivité générale de tous les Etats membres" de la zone euro. "Le Luxembourg est préoccupé par les (...) comparaisons entre secteurs financiers internationaux dans la zone euro et par des réflexions sur la taille d'un secteur financier par rapport au produit intérieur brut du pays et sur les prétendus risques que ceci poserait pour la soutenabilité budgétaire et économique".  Pour ce qui concerne le secteur financier du Luxembourg, "il y a lieu de souligner son caractère fondamentalement international au sein de la zone euro qui fait de lui un point d'entrée important pour les investissements dans la zone euro", a ajouté le gouvernement. "Ce secteur contribue ainsi à la compétitivité générale de tous les Etats membres. Sa clientèle diversifiée, ses produits sophistiqués, sa supervision efficace et l'application rigoureuse des standards internationaux font sa spécificité", poursuit le communiqué.

Par ailleurs, on apprend dans le journal helvétique Le Temps que de nombreux banquiers privés suisses se sont envolés ces dernières heures pour Limassol et Nicosie. Mais un gérant de fortune déjà sur place constate que  «Le premier réflexe sera de rapatrier leurs fonds là où ils ont déjà des comptes. Mais à plus long terme,

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- Mercredi 27 mars 2013, 7h15 -

Porté par un indice des prix immobiliers S&P/Case-Shiller solide et un rebond des commandes de biens durables  mais prudent après la publication d’un indice de confiance des consommateurs en net repli,  Wall Street clôture gentiment à la hausse. Le Dow Jones  inscrit son nième et anecdotique sommet historique de clôture alors que le S&P500 (+0,78% à 1.563,77) échoue pour la nième fois aussi à franchir son record de 1565,15 établi le 9 octobre 2007 (peut-être pour la fin du trimestre… jeudi). A ce propos, ce n’est malheureusement pas le seul record du jour qui a été frôlé... En effet, en France, c’est celui du nombre de demandeurs d'emploi …

En Europe, la promenade continue pour l’indice suisse (+14.33% depuis le début de l’année) et en partie aussi pour l’indice londonien (+8.50% depuis le début de l’année) ? En zone euro, on s’en doute les places méditerranéennes continuent de souffrir et les autres stagnent. Comment pourrait-il en être autrement alors que pour prendre le cas de l’Italie, le FMI considère que les banques transalpines sont fragilisées par la faiblesse prolongée de l'économie réelle et le lien entre le secteur financier et le souverain. En un mot par la politique récessionniste et l’important portefeuille de titres de dette souveraine domestique  qu’on les a fortement incité à prendre. Si l’on y ajoute la menace d'un déclassement imminent de la note souveraine et le stress sur les dépôts des trésoreries des PME, l'industriel Carlo De Benedetti a mis en garde, les européens sur les répercussions négatives potentielles du «schéma chypriote». «Attention de ne pas jouer avec le feu ! Lancer le message que les dépôts bancaires ne sont pas assurés en Europe revient à jouer avec le feu. Surtout dans des pays comme le nôtre ou l'Espagne, où les systèmes bancaires souffrent déjà beaucoup, l'impact peut être désastreux». Il est bien possible que l’on assiste à un regain des transactions en liquide et au retour des coffres-forts… On suivra ce matin (11h) une nouvelle émission obligataire italienne avec pour objectif de lever 7 milliards d’euros via du papier à cinq et dix ans. Et même si la demande pour cette levée semblait déjà assurée, il semble bien que le problème ne sera pas résolu pour autant.

A Paris, le CAC40 (+0,55%), bénéficiant de la belle hausse de deux poids lourds : Sanofi avec +2% et EDF avec +2,4%, a testé hier sans succès l'ex-support devenu résistance des 3760pts. On verra ce matin alors que seront publiés les indices du climat des affaires et du sentiment économique dans la zone euro.

Du côté des changes, l’euro restait à la baisse (1,285$) d’autant que nombre d’intervenants anticipent désormais un prochain assouplissement de la BCE. Mais la devise qui poursuit sa baisse programmée, c’est bien le yen alors que ce matin le nouveau gouverneur Kuroda a confirmé que la banque centrale pourrait étendre dès le 4 avril son programme de rachats d'actifs pour inclure les obligations gouvernementales d'une maturité de cinq ans ou (…) Lire la suite

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- Lundi 25 mars 2013, 23h45 -

Banca rotta (« banc cassé ») ?

… Et puis en début d’après-midi de ce lundi, alors que les marchés européens digéraient sereinement (+1,7%) l’accord, et ses travers, qu’ils avaient anticipé vendredi, Jeroen Dijsselbloem, le récent président de l'Eurogroupe, a déclaré dans un entretien à Reuters et au Financial Times que le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représentait un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et que d'autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire où les créanciers et actionnaires pourraient être mis à contribution». C’était l’information du jour… le cas chypriote ne serait donc pas exceptionnel comme on nous l’assurait encore quelques heures auparavant. Exit, le cas, pourtant récent, du renflouement des banques irlandaises, désormais jusqu’au déposant tout le monde pourra être mis à contribution. Cela voulait, peut-être désigner en premier lieu la Slovénie, anticipée comme prochain domino. Mais alors que la rumeur de dégradation de la note italienne par Moody’s se répandait sur les marchés, les investisseurs, particulièrement anglo-saxons, ont commencé brutalement à vendre les  banques italiennes à la Bourse de Milan (-2,50%) passant en quelques minutes de +3% à -6%. Les grandes places boursières européennes, leur secteur financier en tête,  ont suivi très vite. De fait, devenir actionnaire, créancier et même déposant d’une banque zoneuropéenne est considéré hors zone, à tort ou à raison, comme plus risqué désormais.

Evan Lucas, stratégiste de marché chez IG Markets déclarait dans la journée : « La question qui reste d’actualité depuis ce matin, c’est de savoir si je dois investir dans une obligation qui me rapporte plus compte tenu du risque (par exemple une obligation italienne), en sachant qu’à tout moment, je pourrais me voir infliger une décote ? Ou investir au contraire dans une obligation à moindre rendement, comme l’Allemagne, et rester dans la certitude que je retrouverai ma mise, et que dans le pire des cas, la fuite vers la qualité me fera gagner de l’argent ».

Edifiant.

Ceci dit et quelles qu’en soient les motivations profondes, il n’est vraiment pas certain qu’il ait été opportun, au niveau de l’économie dite réelle, de créer un stress, de plus, sur les dépôts en pleine crise de crédit et en pleine déflation. Mettez-vous à la place d’un gérant d’une gentille PME italienne (puisque c’est la question du jour) mais aussi grecque, portugaise, espagnole ou même française. Que va-t-il faire de ses 200000 euros qu’il gardait en disponibilités pour payer ses taxes, fournisseurs ou salaires. Nouveau casse-tête pour cette PME  déjà surtaxée et en manque d’activités domestiques et de crédits bancaires.

Si l’on en revient au niveau macro ou plutôt boursier, les banques poursuivent leur reflux entamé depuis plusieurs semaines déjà, plus ou moins prononcé suivant leur proximité méditerranéenne. Sinon, le repli reste encore modéré, l'EuroStoxx 50 a perdu 1,20%. Quand à Wall Street… l’insoutenable suspens continue. Le S&P 500 a reculé de 0,33% à 1.551,69 points, après avoir flirté en début de séance à moins d'un point de son record historique en clôture (1.565,15 points) atteint le 9 octobre 2007. Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a eu beau jeu aujourd’hui d’affirmer, à une encablure de l’autre côté de la Manche… à Londres, lors d'une rencontre à laquelle participait également le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mervyn King, que la politique monétaire ultra-accommodante des Etats-Unis… et des autres grands pays développés profitait au monde entier.

Pour le président de la banque centrale américaine, "les bénéfices de l'assouplissement monétaire dans les économies avancées proviennent du soutien que celui-ci fournit à la demande globale intérieure de chaque pays ou ensemble de pays concerné, et non d'abord de variations des taux de changes". "Qui plus est, a-t-il estimé, dans la mesure où le renforcement de la croissance dans chaque économie particulière a des conséquences bénéfiques pour ses partenaires commerciaux, ces politiques ne sont pas protectionnistes mais plutôt à sommes positives". "Il est essentiel de faire la différence entre les politiques monétaires qui poursuivent des objectifs intérieurs et celles dont le but est de créer une distorsion des échanges commerciaux par le biais d'une dévaluation ou d'autres mesures protectionnistes", a-t-il rappelé, "les premières peuvent être mutuellement bénéfiques, pas les secondes".

Place demain à plusieurs publications ‘macro’. En France,  (…) Lire la suite

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- Lundi 25 mars 2013, 7h10 -

Fichtre… que le temps passe vite. Entre les péripéties budgétaires américaines, l’imbroglio des élections italiennes et l’actuel psychodrame chypriote, nous entamons déjà la dernière semaine du mois de mars et du premier trimestre 2013. Tout ceci n’a, pour l'instant, eu comme conséquence qu'un retour modéré de l'aversion au risque, malgré un environnement macroéconomique plus que compliqué dans la zone euro. Les investisseurs, dont certains ont eu le temps de se couvrir à peu de frais, n’ont pas voulu prendre le risque d'avoir trop vendu et d’être pris à contrepied par un rebond consécutif à une résolution de la crise chypriote. D’autant qu’à New York, si le S&P500 n’arrive toujours pas à inscrire son fameux nouveaux record de clôture, malgré le soutien réaffirmé de la Fed (Ben Bernanke a même insisté lors de sa conférence de presse la semaine dernière sur le potentiel haussier intact des actions à Wall street), il ne recule pas non plus d’un pouce et reste prêt pour un nouvel assaut.

Et justement cette nuit un accord a été trouvé avec la nécessaire victime expiatoire : Laiki. La zone euro continue, pour l’instant,  à 17. Chypre devrait recevoir d'ici le début du mois la première tranche de son plan d'aide de 10 milliards d'euros. Afin de compléter le plan de sauvetage international et de lever les 4,2 milliards d'euros manquant, le texte prévoit de liquider Popular Bank of Cyprus, dite Laïki. Les dépôts assurés, c'est-à-dire de moins de 100.000 euros, de Laïki seront transférés à Bank of Cyprus (BoC), première banque du pays. Dans les deux établissements, les dépôts de plus de 100.000 euros seront gelés et serviront à régler les dettes de Laïki, et à recapitaliser BoC, à travers une conversion des dépôts en participations. Le président de l'Eurogroupe a en outre reconnu que les porteurs d'obligations de Laïki verraient leurs titres anéantis et que ceux de BoC seraient mis à contribution. On en est là pour l’instant, selon le dernier point presse du  maitre d’œuvre… c’est à dire le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. Les banques restent fermées.

Tokyo rebondit de 1,7%. L’euro remonte donc le Nikkei aussi

"Embrassons-nous, Folleville ! " Attention toutefois, le feu se développe toujours là où il a pu couver dans l’indifférence, loin des regards, c’est ce qui s’est passé pour Chypre… Who’s next ?  (…) Lire la suite

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- Jeudi 21 mars 2013, 22h40 -

Affectés factuellement par la crise chypriote, les marchés ont totalement annulé ce jeudi leur hausse de la veille. Le S&P500 recule ce soir de -0,83% à 1545,80pts affecté notamment par la baisse du secteur des valeurs technologiques après la publication de résultats décevants d’Oracle (- 9,7%) et dans l’après-midi l’EuroStoxx 50 clôturait en baisse de -0,92% alors qu’à Paris le Cac avait reperdu les 1,43% gagné mercredi, revenant flirter en séance avec les 3750pts, pénalisé principalement par le reflux des valeurs cycliques. Il faut dire, que nonobstant la crainte suscitée par la situation à Chypre, les dernières enquêtes PMI de Markit signalent une claire poursuite de la contraction de l'activité dans la zone euro en mars et non l’amélioration espérée et à chaque fois repoussée.

Certains en viennent à se demander si les marchés deviendraient moins enclins à suivre le chant des sirènes des banques centrales. Peut-être, mais pour toutes les raisons évoquées précédemment, la pression devrait s’accroitre sur la BCE à l'approche de la réunion du 4 avril.

En plein bras de fer, Standard & Poor's a annoncé ce soir avoir abaissé la note souveraine de Chypre à CCC contre CCC+, en raison des difficultés du secteur bancaire du pays… La note, rétrogradée d'un échelon dans la catégorie "spéculative", est assortie d'une perspective négative (…) Lire la suite

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- Mercredi 20 mars 2013, 23h25 -

‘Sugar Daddy’ Bernanke a fait le boulot… il maintient  le pied sur la pédale d'accélération de la politique monétaire américaine. Coupant court aux rumeurs de divisions internes, la décision monétaire a été adoptée par 11 voix sur 12 au sein du comité de politique monétaire, seule Esther George, présidente de la Fed de Kansas City, ayant voté contre en mettant en avant le risque de déséquilibres futurs. La Réserve fédérale américaine a donc publié ce mercredi de nouvelles prévisions économiques pour 2013 et 2014 moins optimistes que ses précédentes projections, mettant en avant le chômage toujours élevé et la politique budgétaire "restrictive", pour justifier le maintien de sa politique ultra-accommodante. Lors de la conférence de presse, le président de la Fed a confirmé que seul un changement significatif et durable de l'économie pourrait justifier d’envisager d’ajuster la taille et le rythme de son QE. C'est tout ce que les investisseurs espéraient. Il a même modestement ajouté que le sommet historique atteint par les marchés actions américains ne devait pas être considéré comme un succès pour le Comité, que les indices avaient encore un fort potentiel haussier… qu’il n'y avait donc pas d'inquiétude à avoir sur le prix des actions.

De fait, la Bourse de New York rassurée a terminé en hausse ce mercredi. Il aura juste manqué la cerise sur le gâteau. Il eut été logique que le fameux record historique du S&P500 vienne saluer la prestation de Ben Bernanke, mais l’indice piétine encore devant l’obstacle et clôture ce soir en hausse de +0,67% à 1558,71pts

La Reserve fédérale américaine fait des émules… Comme prévu, le ministre britannique des Finances, George Osborne, a annoncé aujourd’hui une inflexion des attributions de la Banque d'Angleterre pour y inclure la possibilité du recours à des mesures non-conventionnelles de soutien à la croissance. On attend désormais la banque du Japon

Un peu plus tôt, avant la décision du FOMC, les marchés européens ont terminé en net rebond, mettant fin à trois séances de baisse d'affilée, soutenus par l'espoir d'une résolution de la crise chypriote et surtout d'une poursuite réaffirmée de la politique ultra-accommodante de la Fed. D’ailleurs, du côté du feuilleton chypriote, "une décision sur un plan de sauvetage pour Chypre doit être prise jeudi au plus tard" par les autorités de l'île, a affirmé ce soir le président Anastasiades cité par l'agence de presse chypriote CNA à la sortie du palais présidentiel à Nicosie. On apprend aussi ce soir que les banques resteront, par décret gouvernemental, fermées jusqu'à mardi à Chypre. A cet égard, monsieur Nogueira Batista, délégué du Brésil et de dix autres pays au conseil d'administration du FMI indique, dans un entretien à l'AFP, qu’il avait appris les détails du plan par voie de presse et ironisé en affirmant ne pas savoir qui avait eu cette "brillante idée"…

Le traditionnel sondage trimestriel mené auprès d'une soixantaine d'analystes et gérants de fonds par Reuters sur la semaine écoulée, montre un certain optimisme de la place pour le deuxième semestre après une pause attendue au deuxième trimestre, avec un Euro Stoxx 50 attendu à 2800 points en juin, 2935 points fin 2013. C’est à dire une hausse anticipée de 8,5%d’ici la fin de l’année. Concernant, la bourse parisienne, l'indice CAC 40 devrait, selon le sondage, croître d'environ 7% d'ici fin 2013. Attendu en légère progression au deuxième trimestre à 3950 points (mais bien plus haut que ce que reflètent actuellement les futures sur le CAC 40 à échéance juin)  avant d’accélérer un peu vers 4100 points fin 2013.

Paris a surperformé les autres places européennes (+1,43%) boosté par (…) Lire la suite

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- Lundi 18 mars 2013, 23h -

Ce lundi matin les marchés asiatiques encaissaient plutôt durement la secousse chypriote et dans la foulée le CAC40 ouvrait sur une chute de plus de 2%, avant  même de tester très brièvement le seuil technique de sa MM20 (3760pts). Mais le choc a été assez rapidement amorti en Europe puis à Wall Street. Et à l’arrivée, les marchés occidentaux n’ont pas plus consolidé qu’ils n’eurent pu le faire sans la surprise chypriote, à l’orée d’une longue semaine. Le S&P500, tout comme l’indice parisien reculent de -0,5% et l’EuroStoxx50 de -0,75%. Les marchés ont naturellement souffert principalement du fort repli des valeurs financières

On a donc pu le vérifier aujourd’hui, le cas chypriote n’est pas systémique à court terme… mais il est un précédent, celui de prélever une taxe sur tous les dépôts bancaires du cinquième pays de la zone euro à bénéficier d'un programme d'aide internationale. D’ailleurs des discussions sont en cours ce soir pour modifier la répartition initialement annoncée de la taxe, afin de baisser la contribution des comptes de moins de 100.000 euros, qui représentent 30 des 67 milliards d'euros déposés dans les banques chypriotes, quitte à pousser jusqu'à 15% les prélèvements sur les comptes dépassant 500.000 euros. Il semble difficile, bien sûr, à un havre fiscal (et en ce qui concerne l’île, depuis de nombreux siècle) de demander une aide financière à ses voisins sans qu’ils lui imposent quelques contreparties. Mais en l’espèce, l’île de Chypre attirait plus les sociétés et dépôts en provenance de Russie, du Proche et Moyen Orient ou de la sphère britannique vers la zone euro qu’elle n’aspirait les capitaux de ses homologues de la zone. Désormais il est clair que, au minimum, ce précédent, cette insécurité réglementaire inciteront les capitaux mondiaux à réfléchir à deux fois avant de venir se loger, en confiance, ici ou  même ailleurs en zone euro… Le secteur bancaire chypriote clairement hypertrophié, dont les dépôts représentent quatre fois le PIB annuel de l'île, est aussi, on s’en doute, la principale source de revenus du pays. Il n’y a donc plus qu’à attendre que les réserves gazières… tant espérées viennent bientôt contrecarrer la recession économique et l'impact de la restructuration de la dette grecque tout autant importées dans l’île.

Dans le même temps, la salle des fêtes de l’Elysée… accueillait la signature du plus gros contrat de l'histoire aéronautique : 234 A320 commandés par la compagnie indonésienne Lion Air pour 18,4 milliards d'euros. Cette compagnie à bas coûts créée en 1999 par deux frères, décidemment  bien riches, avait déjà signé le précédent plus gros contrat, il y a moins d’un an et demi, la commande de 230 moyen-courriers Boeing 737 pour 22,4 milliards de dollars (17 milliards d'euros)…

Pas en reste, on apprend ce soir que le groupe aéronautique américain Boeing devrait annoncer demain une commande géante de quelque 200 avions mono couloir 737 de la part de la compagnie à bas prix irlandaise Ryanair. Au prix catalogue, cette commande représenterait 18 milliards de dollars mais le quotidien Seattle Times évoque des prix "cassés" et un prix réel de "moins de 9 milliards de dollars"… (…) Lire la suite

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- Dimanche 17 mars 2013, 21h25 -

Nouvelle semaine dans le vert pour les marchés actions mais l’ascension devient pénible. Le S&P500, l’indice référence de la bourse new yorkaise, a finalement manqué son rendez-vous, celui de la semaine dernière du moins, avec son sommet historique de clôture, échouant chaque jour de quelques points. Les volumes se sont réduits et la volatilité reste au plus bas… ça manque un petit peu d’oxygène…

Et c’est naturellement mercredi, la publication du communiqué à l’issue du comité de politique monétaire de la Fed puis la conférence de presse de Ben Bernanke qui devraient retenir toute l’attention des investisseurs la semaine prochaine. La Fed va-t-elle donner des objectifs chiffrés permettant de savoir quand ses achats d'actifs vont diminuer ? Les actifs achetés ont-ils vraiment vocation à être détenu jusqu'à leur échéance comme l'a suggéré le président de la Reserve Fédérale, récemment ? Les membres du FOMC ont-ils, d’ores et déjà travaillé à un ou plusieurs "plan de sortie" précis de cette politique monétaire accommodante ? Etc….

Ce devrait-être parmi les questions qui lui seront posé… Et il n’est pas dit qu‘il réponde précisément à toutes d’autant que la moindre allusion à une fin anticipée de la politique ultra-accommodante pourrait déclencher immédiatement une correction du marché. D’ailleurs, on voit que le timing des réjouissances est serré : communiqué de presse à 19 heures, prévisions économiques à 19 heures et conférence de presse de Ben Bernanke à 19 h 30. Pas le temps de gamberger avant l’explication de texte…

De toute façon, les durcissements de politique monétaires ne semblent pas encore d’actualité alors que les principales banques centrales réfléchissent plutôt, ces temps-ci, à de nouvelles mesures pour assouplir encore davantage la politique accommodante en place. On le voit particulièrement au Royaume Uni et au Japon où les exécutifs attribuent de nouveaux objectifs à leurs institutions monétaires juste avant la prise de fonction des nouveaux gouverneurs qu’ils ont choisi.

Si du côté du soutien plus ou moins appuyé des banques centrales, les craintes semblent donc prématurées… reste celles portant sur les valorisations des actions. Elles sont considérées en moyenne comme encore attractives, et surtout en relatif, mais reposent, peut-être, sur des prévisions de résultats d’entreprises trop élevées. C’est un peu tôt pour le savoir, toutefois les différentes publications d’indices d’activité et de climat des affaires donneront tout au long de la semaine quelques précieuses indications sur l’état de l’activité mondiale. Ainsi, on suivra particulièrement à partir de mercredi soir pour l’extrême Orient jusqu’à jeudi soir pour les Etats-Unis, la publication à travers le monde des indices PMI flash des directeurs d’achats pour le mois de mars.

Sinon, du côté des nouvelles du week-end, il y a, bien sûr, la stupéfaction des Chypriotes qui ont appris samedi que le renflouement de leur pays, à hauteur de dix milliards d'euros, se ferait, en partie, au prix d'une taxation de leurs dépôts bancaires de 9,9% pour les dépôts supérieurs à 100.000 euros et de 6,7% en deçà. Sauver le secteur financier chypriote aurait été impossible sans la taxe sur les dépôts compte tenu de sa taille par rapport au PIB du pays, a déclaré à Bruxelles le ministre néerlandais des Finances, et président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Selon que vous serez... Le Parlement chypriote a reporté à lundi la session extraordinaire durant laquelle il devrait approuver les conditions du plan d'aide européen.

Autre nouvelle ou plutôt rumeur du jour, (…) Lire la suite

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